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Un ordre des ostéopathes au Québec : ce que ça changerait et comment l’EPOQ s’y prépare

La question revient régulièrement chez les personnes qui envisagent une formation en ostéopathie : est-ce que la profession va être encadrée? Et si oui, est-ce que ma formation va valoir quelque chose et… y a t-t-il des écoles d’ostéopathie mieux placées que d’autres?

Voici ce qu’on peut dire honnêtement aujourd’hui en 2026…

Depuis quelques années, le dossier de la réglementation de l’ostéopathie au Québec refait surface. Des discussions sont en cours, des acteurs du milieu se mobilisent et les questions se multiplient chez les étudiants actuels et futurs. C’est une bonne nouvelle et c’est aussi un sujet qui mérite d’être abordé clairement, sans promesses que personne ne peut tenir.

Où en est-on avec la réglementation de l’ostéopathie au Québec?

Premièrement, une nouvelle importante est venue confirmer ce que le milieu anticipait depuis plusieurs années : le gouvernement du Québec a annoncé le 25 mars 2026 que l’ostéopathie deviendra la 57e profession réglementée de la province. L’Office des professions du Québec est chargé de mener les travaux pour encadrer la pratique et harmoniser les formations. C’est une reconnaissance historique pour une profession qui compte plusieurs milliers de praticiens au Québec et une raison de plus de choisir dès maintenant une formation sérieuse et rigoureuse.

Ensuite…

À ce jour, l’ostéopathie n’est pas une profession réglementée au sens du Code des professions du Québec. Cela signifie qu’il n’existe pas encore d’ordre professionnel qui encadre la pratique, définit les titres réservés ou établit les normes de formation obligatoires.

Ce contexte évolue. Des discussions sont actives à l’échelle provinciale et nationale sur la reconnaissance formelle de la profession. Sans qu’il soit possible de prédire un calendrier ou un résultat, on peut dire que la question n’est plus marginale, elle est prise au sérieux par les milieux concernés.

Est-ce que votre formation à l’EPOQ sera reconnue?

C’est la question centrale… personne ne peut garantir aujourd’hui ce que seront les critères de reconnaissance d’un futur ordre professionnel. Ce serait vous mentir que de prétendre le contraire.

Ce que nous pouvons vous dire, c’est que l’EPOQ travaille activement à être au plus près de ces développements. Nous suivons les travaux des associations professionnelles du secteur, nous participons aux réflexions en cours sur les standards de formation et nous collaborons avec des partenaires académiques, dont l’Université du Québec à Montréal, pour que notre programme soit ancré dans une rigueur reconnue.

Notre objectif est simple : que les diplômés de l’EPOQ soient les mieux positionnés possible, quelle que soit la direction que prend la réglementation.

Ce que ça veut dire concrètement pour un étudiant qui commence aujourd’hui

Commencer une formation en ostéopathie aujourd’hui, c’est faire le pari que la profession sera mieux reconnue demain qu’elle ne l’est aujourd’hui. Ce pari est raisonnable, l’évolution va dans ce sens depuis plusieurs années.

Mais au-delà de la réglementation, une réalité demeure : les ostéopathes bien formés ont de la clientèle.

La demande pour des soins manuels globaux, centrés sur la personne, ne ralentit pas. Les gens cherchent des praticiens capables de les accompagner différemment et cette réalité-là n’attend pas un ordre professionnel pour exister.

« Une formation solide, c’est ce qui vous protège dans tous les scénarios. C’est sur ça que nous travaillons. » (Stéphanie Gagnon, adjointe à la direction de l’EPOQ)

Pourquoi le choix de l’école compte autant que le moment

Si une réglementation est mise en place, les critères de reconnaissance s’appuieront très probablement sur la qualité et la rigueur des programmes de formation existants. Ce n’est pas le moment de choisir n’importe quelle école.

L’EPOQ forme des ostéopathes depuis plus de vingt ans. Notre curriculum est régulièrement mis à jour pour intégrer les standards discutés à l’échelle nationale. Nous formons des praticiens capables de travailler avec l’humain dans sa globalité, pas seulement des techniciens d’une méthode.

C’est cette profondeur de formation qui, advenant une réglementation, constituera l’argument le plus solide pour nos diplômés.

Questions fréquentes

Est-ce risqué de commencer une formation en ostéopathie avant qu’un ordre soit en place?

Les ostéopathes déjà bien formés ont de la demande et une clientèle bien établie. Ce qu’on peut dire, c’est que la tendance à long terme va vers une meilleure reconnaissance de la profession et que les diplômés d’un programme solide seront mieux placés que les autres dans ce contexte.

L’EPOQ sera-t-elle reconnue par un futur ordre professionnel?

Ce que nous faisons, c’est travailler activement pour que notre programme réponde aux standards les plus élevés du milieu, en lien avec les associations professionnelles et nos partenaires académiques.

Peut-on pratiquer l’ostéopathie au Québec sans ordre professionnel?

Bien qu’il n’y ait pas d’ordre, il est important de mentionner que la pratique est permise seulement dans le cadre des lois en vigueur. Des associations professionnelles assurent déjà une vigile active sur le terrain pour maintenir des standards de qualité et représenter la profession. De nombreux ostéopathes diplômés exercent au Québec et ont une clientèle active. La réglementation, si elle vient, viendra encadrer une pratique qui existe déjà.

Comment l’EPOQ suit-elle l’évolution du dossier?

Nous participons aux réflexions en cours dans le milieu, nous maintenons des liens avec les associations professionnelles actives dans ce dossier, et nous collaborons avec des partenaires universitaires pour que notre programme reste aligné avec les standards émergents.

Vous avez des questions sur l’avenir de la profession?

C’est exactement le genre de sujet qu’on aborde lors d’un rendez-vous d’orientation. Pas de réponses toutes faites, une conversation honnête sur ce que la formation implique et où la profession s’en va.

Note de rédaction : cet article reflète la situation au moment de sa publication. Le dossier de la réglementation de l’ostéopathie au Québec étant en évolution, nous vous invitons à communiquer avec nous pour avoir l’information la plus à jour.