Vous avez pris un rendez-vous d’orientation avec l’équipe EPOQ, la conversation s’est bien passée et vous repartez avec une liste de cours à compléter avant de pouvoir vous inscrire officiellement : la propédeutique. Voici ce que c’est concrètement et pourquoi ça change tout à la qualité de votre formation.
Julie a 34 ans. Massothérapeute depuis neuf ans, elle a décidé de franchir le pas vers l’ostéopathie. Après sa rencontre d’orientation avec l’équipe de l’EPOQ, elle repart avec une réponse précise sur son dossier : deux cours théoriques et deux week-ends d’ateliers pratiques à compléter avant la première année. Elle comprend le principe. Mais maintenant qu’elle relit la liste chez elle, une petite voix s’allume : vraiment, moi? Avec neuf ans de pratique sur la table?
C’est une réaction tout à fait normale. Et elle mérite une réponse honnête.
Julie est un personnage fictif, mais sa situation est celle de nombreux candidats que nous rencontrons chaque année.
Qu’est-ce que la propédeutique, exactement?
À l’EPOQ, la propédeutique est un programme de mise à niveau individualisé. Elle n’est pas identique pour tout le monde, elle est établie après l’analyse de votre dossier par un comité d’admission composé de membres de l’équipe et d’enseignants du programme.
Son objectif est précis : s’assurer que vous avez les bases nécessaires pour absorber le contenu des premières années de formation en ostéopathie, où la biologie, la physiologie et l’anatomie humaine sont enseignées avec des liens cliniques et ostéopathiques très spécifiques. Ce n’est pas n’importe quelle biologie. C’est une biologie orientée vers la pratique que vous allez développer.
Frais d’analyse de dossier à l’admission : 225 $
Lors du dépôt de votre demande d’admission, des frais de dossier de 225 $ sont exigés. Ils couvrent l’analyse approfondie de vos relevés de notes, des descriptions de cours et de votre parcours global. C’est à cette étape qu’on détermine avec précision ce qui sera reconnu et ce qui devra être complété.
Deux types de propédeutique : des cours et des ateliers
Il est important de distinguer deux réalités bien différentes sous le mot « propédeutique » :
Cours avec examen
Les bases en biologie et anatomie
Modules théoriques avec un examen à réussir. Visent à établir des fondements solides avant les cours de biologie et d’anatomie humaine des premières années.
- Introduction à la biologie
- Introduction à l’anatomie humaine
- Physiologie humaine
Selon votre parcours, un, deux ou trois de ces modules peuvent vous être crédités si vous avez déjà suivi des cours équivalents.
Ateliers pratiques
L’entrée dans la palpation
Deux week-ends intensifs de trois jours chacun. Pas d’examen : évaluation basée uniquement sur la présence et la participation.
- Introduction à l’anatomie palpatoire
- Introduction à la palpation des tissus
L’objectif est de commencer à développer les mains avant d’entrer en première année, pas d’évaluer des connaissances, mais de créer un premier contact avec la palpation.
Votre parcours détermine ce que vous aurez à faire
C’est là que la propédeutique cesse d’être abstraite et devient très concrète. Voici comment elle se présente selon quelques profils typiques (voici des exemples, mais votre parcours pourrait être différent, contactez-nous pour toutes les informations)
Massothérapeute en exercice
Même avec plusieurs années de pratique, la formation en massothérapie n’inclut généralement pas assez de biologie pour être créditée. Les trois cours théoriques sont habituellement à compléter, ainsi que les deux ateliers de palpation. C’est le profil le plus courant en admission.
Kinésiologue avec baccalauréat universitaire
La formation universitaire en kinésiologie couvre généralement bien la biologie et l’anatomie théorique. Ces cours sont souvent crédités. Par contre, comme la formation est axée sur l’exercice et le mouvement, il y a souvent moins d’expérience du contact manuel avec les patients, les deux ateliers de palpation sont alors requis.
Étudiant ayant un DEC en sciences de la nature ou de la santé
Certains cours de biologie du cégep peuvent être reconnus, mais pas automatiquement. Le contenu enseigné varie énormément d’un cégep à l’autre, et d’un programme à l’autre, même lorsque les titres de cours se ressemblent. La cote obtenue et la description détaillée du cours sont toujours analysées.
Pourquoi « avoir déjà vu la matière » ne suffit pas toujours
C’est la nuance que Stéphanie, responsable des admissions à l’EPOQ, répète souvent aux candidats : ce n’est pas seulement une question d’avoir vu la matière. Le niveau et surtout l’approche ne sont pas les mêmes.
« À l’EPOQ, la biologie est enseignée avec des liens cliniques et ostéopathiques très précis. Même quelqu’un qui a de bonnes bases académiques va trouver de la valeur dans les propédeutiques, c’est l’intégration qui compte. »
Une personne qui a fait beaucoup de biologie dans un autre contexte, kinésithérapie, naturothérapie, formation paramédicale a souvent vu la cellule, les systèmes, la physiologie de base. Mais cette biologie-là n’a pas été enseignée en pensant à ce qu’un ostéopathe doit comprendre pour intervenir sur un fascia, un viscère ou une suture crânienne. Ce sont les mêmes mots, mais une lecture différente du corps humain.
Les cours de propédeutique de l’EPOQ préparent précisément à cette lecture-là. Ils créent les liens entre les sciences fondamentales et ce qui sera vu en première, deuxième et troisième année de formation.
Pourquoi l’EPOQ tient à cette rigueur pour sa formation en ostéopathie?
Toutes les écoles d’ostéopathie ne fonctionnent pas de la même façon. Ce que nous pouvons vous dire, c’est pourquoi l’EPOQ maintient ces exigences.
En 2010, une rencontre avec l’Office des professions du Québec a confirmé ce que l’EPOQ défend depuis sa fondation : pour que la formation en ostéopathie soit cohérente avec les standards recommandés par l’Organisation mondiale de la santé et avec les pays où la profession est déjà reconnue, les bases scientifiques ne sont pas optionnelles. Et avec la création d’un ordre professionnel des ostéopathes qui se profile au Québec, les diplômés formés selon des standards rigoureux seront les mieux positionnés pour intégrer ce cadre réglementé.
La propédeutique n’est pas une barrière. C’est ce qui vous permet d’arriver en première année prêt à apprendre, plutôt que de rattraper en cours de route.
Et pour Julia?
Après avoir relancé l’équipe avec ses questions, Julie a réalisé que sa liste était moins longue qu’elle ne le craignait. Neuf ans de pratique et ses cours au cégep lui avaient déjà donné certaines bases. Il lui restait deux modules théoriques et les deux week-ends d’ateliers pratiques.
Quelques mois. Deux week-ends intensifs qu’elle attendait même avec une certaine impatience. Et ensuite, cinq ans pour devenir ce qu’elle voulait devenir.
La propédeutique n’est pas un obstacle. C’est la porte d’entrée.
Chaque dossier est évalué individuellement à l’EPOQ. Il n’existe pas de réponse universelle et c’est précisément pour ça que la meilleure chose à faire est de nous appeler directement.
En quelques minutes, Stéphanie peut souvent vous dire avec précision ce qui sera reconnu dans votre parcours, ce qui devra être complété, et quel cheminement vous conviendrait le mieux. C’est gratuit, c’est sans engagement, et ça évite bien des suppositions.
Votre parcours est unique. Découvrez ce que la propédeutique représente concrètement pour vous.
